Assises Douze ans de prison pour avoir violé une femme de ménage âgée de 19 ans

Articles originaux parus dans la Voix du Nord les 18 et 21 décembre 2018 – Par Cédric Gout.

Un Villeneuvois de 48 ans a été condamné à douze ans de réclusion par la cour d’assises de Douai pour avoir violé une jeune femme de La Chapelle-d’Armentières en 2016.

La cour a rendu son verdict ce vendredi. PHOTO MATTHIEU BOTTE LA VOIX DU NORD

La cour a rendu son verdict ce vendredi. PHOTO MATTHIEU BOTTE LA VOIX DU NORD

Au moment des faits, la jeune femme est âgé de 19 ans. Elle habite La Chapelle-d’Armentières. Elle est contactée par le prévenu, alors âgé de 46 ans, via le site Allo Voisins.com sur lequel elle a déposé une annonce pour proposer ses services comme femme de ménage. Elle se présente au domicile du Villeneuvois le 28 avril, vers 19 h.

Elle en repartira vers 3 h et c’est pendant ce laps de temps, indiquera-t-elle aux forces de l’ordre, qu’elle a été violée par le prévenu. Le 3 mai, un examen médico-légal du corps de la jeune femme démontrait la présence de 23 écchymoses et de traces de pénétrations sexuelles.

L’homme était interpellé sur son lieu de travail, le 9 mai. Il reconnaissait lors de son audition avoir flirté avec la victime mais niait avoir été violent, même s’il avouait avoir été insistant. L’enquête menée par les forces de l’ordre a mis en lumière des traits de caractère pour le moins suspects du Villeneuvois. Ses concubines parlent d’un homme porté sur le sexe avec des excès de violence souvent l’empire de l’alcool. Il a également été licencié pour des ébats sexuels sur son lieu de travail.

Le 11 mai 2016, il était placé sous contrôle judiciaire. Après plusieurs demandes de remise en liberté, il est jugé à partir de mercredi pour viol.


Éric Caudory, âgé de 48 ans, était accusé de viol par une jeune femme de 21 ans, originaire de La Chapelle-d’Armentières qui occupait alors les fonctions de femme de ménage. Les faits remontaient à avril 2016.

Un Villeneuvois jugé pour viol sur une femme de ménage aux assises de Douai

Pendant ces deux jours et demi de procès, l’accusé n’est pas parvenu à adoucir les jurés de la cour d’assises. Renfermé sur lui-même dans son box, il ne s’est pas montré très prolixe et n’a pas fendu l’armure. S’il a reconnu les faits, il n’a cependant pas pu s’expliquer sur des gestes dont l’accusait la Chapelloise, défendue par Jean-Yves Moyart. Des troubles de la mémoire, sans doute dus à une consommation d’alcool excessive ce jour d’avril 2016. Par ailleurs, les témoignages de ses ex-concubines n’ont pas non plus plaidé en sa faveur. Elles ont toutes décrit son goût pour l’alcool et des pratiques sexuelles violentes.

Son avocat, Franck Chatelain, n’a donc pas pu influencer l’avis des jurés qui ont suivi les réquisitions du procureur général, soit 12 ans de réclusion accompagnés de 5 ans de suivi sociojudiciaire. Éric Caudory devra également indemniser la victime à hauteur de 30 000 €.

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